25/11/2010

Jual Touch - Other World


Ah les Jual Touch ... J'ai eut la chance (?) de les croiser il y a plusieurs années, et ai pu voir l'évolution de ces quatre sales gosses tout droit sortis d'un bled paumé qu'il vaut mieux oublié, de leur démo enregistrée à l'arrache, leur skyblog un peu bancal, et leur myspace minimaliste ...
Mais tout ça c'est du passé, maintenant l'OVNI est un Jual Touch 2.0 qui va de pair avec leur toute nouvelle démo,avec un visuel soigné et sonnant franchement pro..

Heureusement qu'ils ne sont suffisamment pas sérieux sur scène pour qu'on évite de penser qu'ils ont pris la grosse tête avec le temps. Entre les grimaces d'Antoine (Batterie, le kick boxer fou sur la photo), et les idioties que peuvent balancer Morvan (basse, la belle pin-up qui prend la pose en arrière plan) et Damien (Guitare, en pleine discussion sûrement ultra philosophique à gauche), on en a pour notre argent. Reste Vincent (chant/guitare, qui ne sait visiblement pas quoi répondre aux philosophies à droite) qui reste le seule à peu près (j'insiste sur le "à peu près") sage au milieu de cette ambiance.

Donc, faisant abstraction de toutes la masse d'idioties que j'ai pu sortir depuis le début de cette chronique, celle-ci est là pour parler de leur tout nouveau cd "Other World".

L'intro du cd entame dans une ambiance calme, mélancolique, rappelant la boîte à musique de fond de grenier, qui annonce clairement la couleur des paroles de Never To Late. La rythmique est la première chose qui m'a scotché tellement elle est ... Atypique, dans le genre de faire des breaks dans tous les sens. Les guitares alternent entre des passages plaintifs, agressifs, ou simplement speedement punk (du genre d'Other World, le genre de chanson qui donne bien envie de se défouler), chant très très (trop ?) clair, quelques passages plus rentre-dedans au niveau de la voix aurait pas été de trop à mon avis (rattrapé un peu sur Free My Mind, qui est à mon humble avis la seule vraiment "bourrin")

Et .. c'est tout. Ben il y a que trois morceaux, comme dirait l'autre "c'est un peu court jeune homme" (le premier qui commente avec un ctb ... Arg les Jual m'ont contaminés ... Passons)

Un son d'excellente qualité néanmoins, des mélodies efficaces qui restent en tête, quelques petits progrès en anglais ne seraient pas de trop, mais c'est pardonnable étant donné leur âge.


14/11/2010

Pink Flamingos + Woodson + Nichiel's + Nina' School + P.O. Box + Brixton Robbers 19/11/10 @ Bateau Ivre


Sincèrement, comment aurais je pu rater ça ? Non seulement pour cette affiche de malade, et pour tous les gens qui se sont réunis pour l'occasion, y avait du Taiwan Bungalow (première fois que je vois Nat côté spectateur, s'il vous plait !), du Dead End au complet, du Fry Box, du Jual Touch (Chronique de leur EP sous peu), et même du Guerilla Poubelle en "Guest Star", bref de bons ingrédients pour un énorme concert punk rock !

Les havrais Pink Flamingos ont ouvert les hostilités avec un set très court, faute de temps pour faire jouer les six (!) groupes, mais au diable le temps, la rapidité et le tranchant de leurs morceaux ont tôt fait d'emballer la foule qui n'en demandait sûrement pas tant dès le début. C'est l'adjectif qui m'est aussitôt venu à l'esprit après une bonne écoute de leur set, tranchant, net, à l'image du guitariste qui donne de sa personne sur scène, avec une sincérité qui fait plaisir à voir. Etant fan de base de The Bronx, je vous conseille d'aller les voir, ils tournent suffisamment pour que l'occasion se présente, n'hésitez pas !

J'ai maintenant une bien meilleure opinion des Woodson, ce n'était que la deuxième fois que je les vois, la première étant à l'Emporium Galorium (oui honte sur moi, je ne l'ai pas chroniqué, c'était avant la reprise), autant dire que ce n'est pas le meilleur endroit pour juger de la qualité d'un groupe ... Donc bonne surprise, power pop ultra-mélodiques, des sonorités outre-atlantiques traînantes, très peu de chant (en anglais). De très gros OVNI au milieu des autres groupes, mais qu'importe, les Woodson ont un petit quelque chose dans leur compos, une mélodie qui accroche, et même si le public ne bougeait pas énormément sur leur musique, il en était pas moins scotché.

C'est au tour des Nichiel's avec leur Punk Rock en français dans le texte. Le chanteur à crête et aux pieds nus nous emmena dans des compos pas franchement optimistes, et sûrement contestataires mais dans une ambiance déconneuse, entre les petits interludes "reprises de tubes pourris", le chambrage des autres groupes, ou simplement pour dire n'importe quoi. Tout ça au beau milieu de passages bien punk qui donnent bien envie de gueuler en rythme en levant le poing. Très cool à voir de mon point de vue, peut être un peu moins musicalement, petit manque d'originalité. (je maintiens que c'est MON point de vue, donc du calme)

A ce moment, la foule s'est massé contre le devant de la scène pour les Nina' School, à croire que c'était eux la tête d'affiche de ce soir, à en croire les pogos aussi survoltés que les musiciens et la quinzaine de personnes qui hurlait les paroles à quasiment chaque morceau, on était en droit le penser. La deuxième fois que je les vois (et que je les chronique en plus de ça), toujours un sens de la mélodie bluffant, une énergie à revendre (manquait le slam !), de la déconnade et un bon contact avec le public, bref, le parterre de fans des bordelais est franchement mérité.

P.O. Box, MON groupe de cette soirée a enchaîné sur les chapeaux de roue avec leur début de set habituel qui a tout de suite mis tous le monde d'accord. Puis le set s'est progressivement calmé vers leurs morceaux plus ska et/ou reggae .. Qui a progressivement fait partir plusieurs personnes, de gros problèmes de micros n'ont pas arrangé la présence du public, et ceux malgré des compos vraiment efficaces, qui nous (Chichoune, toujours présent à l'appel, & moi) faisait danser et chanter jusqu'au bout. Pour finir, Look What You Have Done fonctionne toujours aussi bien en concert, et ils nous ont gratifier d'un nouveau morceau assez calme comparé au reste de leur set.

A ce stade; la majorité du public était soit trop ivre, soit trop crevé pour être aussi réactif qu'avant pour les Brixton Robbers, mais cela n'a pas empêché les québécois de balancer leur gros son, guider par une voix franchement puissante (dans le vrai sens du terme, non pas de "c tro puissan !") dans un ska-punk assez Flatliners ou Suicide Machines, peu importe, j'adhère. On a évité le scandale vers la fin du concert quand un type franchement ivre tenait absolument à grimper sur scène et a bu la bière de Nic, le bassiste chanteur, qui ne s'est pas démonté et l'a proprement envoyant dégagé, ajoutez à ça les quelques crêteux(ses !) là visiblement plus pour foutre la merde que pour profiter d'un bon concert, voilà qui m'a pas franchement permis de relever l'estime que j'ai pour ces poseurs ..

Bref, fin de concert, Yul, le trompettiste de P.O. Box m'a comblé avec une grosse poignée de badges (pour ceux qui n'aurait pas compris, j'ai la collectionnite des badges de groupes), j'ai (enfin !) réussi à choper l'EP des Jual Touch, et suis reparti content d'un putain de bon concert en compagnie d'Antoine et Thomas, gloire à Move Like A Zombie, l'asso organisatrice, il me (nous ?) faut beaucoup plus de concerts de ce genre !

http://www.myspace.com/pinkflamingosfr
http://www.myspace.com/woodsonrock
http://www.myspace.com/nichiels
http://www.myspace.com/ninaschool77
http://pobox-band.com/
http://www.myspace.com/brixtonrobbers

"Un putain de crêteux entouré par des gens qui veulent pas pogoter redescend à l'étage 'humain', et est complètement désorienté."

[Donc comme prévu, l'EP 3 Titres de Jual Touch à suivre]

11/11/2010

"Y a pas que le bruit dans la vie, faut nourrir les yeux aussi parfois"

Une fois n'est pas coutume, je vais aborder un autre sujet (ou plutôt une lubie limite maniaque) qui me tient à cœur dans la musique, les affiches de concert.

Plus qu'un simple intérêt pratique, ces affiches sont pour moi, un peu comme les graphs un art éphémère qu'on (les seuls dans les groupes qui se bougent pour faire les affiches) se doit de réaliser de manière vraiment "artistique", pour une toute simple raison.


D'un point de vue purement pratique, il ne faut pas oublier que c'est principalement le futur public qui est ciblé quand on créé une affiche, en effet, qu'est ce qu'un auditeur retiendra si il tombe sur une affiche réalisé à la va vite sous paint avec aucune créativité ? Que c'est nul, tout simplement, et il risque tout à fait de garder cette idée pour le groupe, tout bon qu'il soit.

Personnellement, la mode (qui est sacrément en vogue depuis un bout de temps aux états unis, mais encore tout jeune en France) d'en ce moment de réutiliser des visuels vintage est pour moi un bonheur incroyable, pourvu que ça dure !

Je conseille fortement à ceux qui affectionne comme moi les belles affiches de concert de jeter un oeil sur "Art of Modern Rock, Mini #1" de Dennis King, presque 200 pages d'affiche de concert rock (et par thème de A à Z s'il vous please), un régal pour les yeux.



(Oui bon, cet article, c'était surtout pour dire que j'adore ça, et pour montrer quelqu'uns de mes visuels préférés, mais que voulez vous, pauvres lecteurs ennuyés que vous êtes, on est pas en démocratie sur ce blog, c'est moi qui décide ! *quel humour ...*)


[If I could I wrote Funky in the sky, but everything I can do is writing it on wall with graphs and posters]

07/11/2010

Pulse + The Dots + 274 @ Emporium Galorium - 06/11/10




Arrivé en avance, et comme d'habitude invité au dernier moment pour des groupes totalement inconnus, excepté Pulse dont j'ai pu écouter un petit aperçu ... 1h avant, donc difficile de se faire un avis.

274 (prononcer Two Seven Four .. Oui bon, Tou Séveune Fore) a ouvert avec un rap métal qui change énormément mon paysage livesque habituel, un bon groove, une bonne présence sur scène, et, autant être honnête, une partie instru vraiment rentre dedans qui ne peut que donner envie de sauter partout. Seul souci(s ?), vraiment très peu de monde, donc difficile de mettre l'ambiance dans ces conditions (ce qui ne les a pas perturbés visiblement, chapeau), et du métal dans la cave de l'Empo est la pire chose qu'on puisse faire, les bouches oreilles étaient pas de trop.
Leur set s'est pour moi terminé en beauté avec une reprise de Jamiroquaï (fallait oser) qui m'a laissé sur une très bonne impression, et un putain de sourire pour être franc.
En résumé, un groupe qui n'a pas a rougir devant les pointures de la Team Nowhere.

The Dots a enchaîné avec un rock n roll bien punchy, mais là la sauce ne prend pas, trop académique, peu de contacts avec le public, bref je n'ai pas accroché, même si j'avoue qu'ils étaient vraiment bons musicalement. A réserver aux nostalgiques.

La soirée s'est achevé avec Pulse, qui ont balancés pas mal d'effets autant sur la voix que la guitare, pour donner une ambiance assez Deftonesienne, avec des passages planants et d'autres beaucoup plus puissants. Une chose est sûre, ces gars là savent occuper la scène et leur rôle, que ce soit pour mettre l'ambiance (faire participer un public aussi froid, fallait le faire) ou pour improviser pendant un souci de sangle, ils ont assurer.
Donc même "verdict" que pour 274, le genre de groupe qui devrait faire de plus grandes scènes, avec un véritable public.

www.myspace.com/274band
www.myspace.com/rockndots
www.myspace.com/pulsekrew



"Hey tu veux pas faire un truc classique à la Deep Purple"
(Fallait oser sortir ça pendant le concert, papy)